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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 12:28

Nous consacrons, dans le Pyrénées magazine de mai-juin 2016, n°165, un article au nouveau visage du secours en montagne. Les photos sont de mon collègue reporter photographe Georges Bartoli.

Nous avions interviewé pour l'occasion Jean-Michel Rodé, gendarme de haute-montagne à Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées), mais par manque de place, cet encadré n'est pas paru dans la version papier.

Voici son témoignage.

“À partir du moment où on entre dans l’hélico, nous ne sommes plus pareils. Nous sommes conditionnés par la réussite de notre mission de secours. Le plus souvent on ne sait pas exactement ce qu’on va trouver sur le terrain”.

Les exemples sont nombreux : une dame qui a mal au genou à Gavarnie. En fait, elle s’était fracturée le fémur. Un monsieur qui a chuté au Néouvielle. En fait, il était bloqué sur une vire avec une épaule démise.

“On doit s’adapter en permanence à la situation. Le quart d’heure de vol depuis Tarbes-Laloubère permet souvent de nous caler entre nous : pilote, mécanicien, médecin, et nous, secouristes”.

Au pic du Grand Barbat, par vent très fort, l’hélicoptère réussit à déposer le premier secouriste. Mais la machine “dégueule”, c’est-à-dire perd de l’altitude, alors que je suis hélitreuillé. Je pense que je vais toucher le sol. Mais non, le pilote redresse, me récupère et me pose. J’en serai quitte pour monter au Barbat à pied, avec un gros sac à dos, avec la perche, le perforateur et les cordes”.

Etre secouriste en montagne, c'est s'adapter tout le temps

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