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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 17:23
Au refuge d'En beys sur le Tour des Pérics
Au refuge d'En beys sur le Tour des Pérics
Au refuge d'En beys sur le Tour des Pérics
Au refuge d'En beys sur le Tour des Pérics

C’est la dernière boucle de rando à la mode : le tour des Pérics. Les Pérics est une montagne à deux pointes, le petit, à 2 690 m, et le Grand, à 2 810 m, qui domine le Capcir. Son emplacement fait qu’elle peut être entièrement contournée en quatre étapes entre Ariège et Pyrénées-Orientales.

Nous avons choisi de partir du parking du Fanguil (1 123 m), au-dessus des Forges d’Orlu. La montée lente, voire fastidieuse, sur la piste sillonnée de longues rigoles et de boue dans la hêtraie, est balisée en jaune.

On passe d’abord le pont sur l’Oriège dont le nom rappelle que cette rivière a longtemps drainé de l’or. On sait qu’un certain Justinien (ou Justiniac qui possède la jasse du même nom) exploitait le Trou de l’or, une mine romaine, profonde actuellement de neuf mètres, située à 2047 m, non loin de l’étang de Baxouillade. L’histoire rapporte que cet or servit au comte de Carcassonne pour financer la construction de ses remparts. Mais ne rêvez pas, car, en 1807, le baron d’Orgeix s’aperçut après vérification qu’il n’y avait point d’or. C’est d’ailleurs de là que descend le GR 7 qui rejoint notre itinéraire, balisé désormais en rouge et blanc.

Le trésor de cette vallée reste avant tout son eau : lacs et torrents et sa réserve de 600 isards. Car nous voilà bien dans la réserve nationale de faune sauvage d’Orlu, comme le confirment les panneaux en métal qui rappellent les consignes d’interdiction à respecter : ne pas camper, pas de chien, pas de cueillette, de bruit, de feu... Justement, le comptage d’isards se poursuit toujours par les étudiants et les agents de la réserve, juste au-dessus de la cabane ONCFS, jasse d’en Gaudu, grâce à des observations à la jumelle et à des piégeages.

La vue s’ouvre derrière soi sur la Dent d’Orlu ou pic de Brasseuil. Cette superbe pointe d’escalade domine et garde tout le secteur de ses 2 222 mètres. La traversée s’effectue longtemps en fond de la vallée, de jasse en jasse, toujours entre 1 300 et 1 400 mètres d’altitude.

Tout change dès qu’on quitte la piste par la passerelle à gauche au-dessus de l’Oriège. On traverse un sous-bois puis des tapis de rhododendrons. Parfois, nous distinguons les fesses ou la tête d’une marmotte, parfois nous sommes accueillis par leurs sifflements.

Au moment où la sente se redresse, au niveau des Costes de Boulaxes, entre sorbiers et bouleaux, on aperçoit la silhouette d’un isard qui détale. À son niveau, on découvre deux éterlous –jeunes isards d’un à deux ans- gambadant dans un champ de myrtilles. Leurs parents, plus haut, descendent alors à leur rencontre. Une source se trouve près du sentier à ce niveau là, à 1 700 m. Il suffit maintenant de traverser deux grands névés pour rejoindre la canalisation maçonnée et parvenir à un col ouvert sur l’étang d’En Beys.

Le refuge se trouve un peu plus haut à droite des rochers (1 970 m, 2 h 45). Julien Militon et Sylvain Frèche en assurent la gestion. Ils ont mis en place une mini centrale hydro-électrique qui alimente le ballon d’eau chaude du refuge et une webcam qui fonctionne avec un panneau solaire. Au bout occidental de l’étang d’En Beys se cachent deux petits étangs : celui de la Couillade et celui des Herbes.

Le lendemain, nous partons reconnaître le nouveau sentier ouvert exprès pour le tour des Pérics, entre l’étang d’En Beys et le col de Terrers, côté Pyrénées-Orientales. Nous passons le déversoir du lac.

Sur le sentier, il faut prendre à droite à l’intersection le sentier qui monte au-dessus des Costes de Boulaxes, en restant toujours en balcon, au niveau des 1 900 mètres. On traverse un pierrier. On surprend les isards à revers. Le chemin grimpe deux petites cheminées, frôle de longs tapis de rhododendrons.

La sente est parfois étroite, malaisée, pierreuse. Elle parvient à une prise d’eau qu’on traverse. On rejoint une jasse où se trouvent la cabane de Mortès, un orri restauré et un point d’eau. (4 h 45, 2000 m). On poursuit à travers les pelouses de la jasse de Delà puis celle de Deça. On parvient à la jasse des Espagnols avec sa cabane fermée et sa source. Une harde d’une vingtaine d’isards se trouve dans ce vallon-là.

Il faut alors grimper fortement plein est pour retrouver un chemin en balcon qui monte régulièrement jusqu’au col de Terrers. On revient par le même itinéraire jusque sous la cabane de Mortès. Trouver la sente cairnée qui part au nord, à droite. Elle traverse le ruisseau de la Grande Porteille, puis descend fortement en lacets, puis dans la hêtraie pour retrouver en bas la passerelle et le chemin de l’aller après avoir retraversé le ruisseau de la Grande Porteille.

Patrice Teisseire-Dufour

Les éditions du Refuge ont fait paraître la carte du tour des Pérics, au 1 : 30 000e, le dernier tour de pays qui vient d’être créé. Il peut être réaliser en quatre étapes : Refuge d’En-Beys (09)-les Bésines (09) : 5 h (530 m de dénivelé) ; les Bésines(09)-Les Bouillouses (66) : 6 h (730 m de dénivelé) ; Les Bouillouses-Camporells : 5 h (560 m de dénivelé) ; Camporells-En Beys : 5 h (510 m de dénivelé). Durée de marche totale : 21 h pour 2 330 m de dénivelé positif.

Toutes les infos sur : www.tour-des-perics.com

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 09:56
Retour au château de Puivert
Retour au château de Puivert
Retour au château de Puivert
Retour au château de Puivert

Retour au château de Puivert, dans l'Aude, dans cette belle enceinte de 175 mètres de long, aux cinq tours dont le fier donjon de 32 mètres de haut. Au quatrième étage se trouve la salle dite des musiciens. Elle porte ce nom car huit sculptures de musiciens avec leurs instruments sont représentées sur les culs-de-lampe de la pièce : rebec, luth, guiterne, psaltérion, vièle, cornemuse, flute... Cet été, le 17 août 2014, un troubadour y chantait des ballades du Moyen Âge. Moment magique et insolite.

On se serait cru à l'époque de Thomas de Bruyères et Isabelle de Melun, fille d'un grand chambellan de France. C'est eux qui décident, dans les années 1310, l'agrandissement et l'embellissement du château, en élevant ce fier donjon, créant une cour d'honneur et les courtines, à l'est du castel vielh.

Mais avant de passer à la famille de Bruyères, lors de la croisade des albigeois, le fief du Kercorb fut objet de convoitises, de l'an Mil aux XIIIe siècle, entre le comte de Toulouse, le comte de Foix et le vicomte de Carcassonne. La famille de Congost dépendait de Raymond Bérenger, comte de Catalogne et d'Aragon. Le château primitif a été bâti vers le milieu du XIIe siècle, mentionné dès 1152.

Il est le rendez-vous des troubadours roussillonnais et provençaux. Une pièce en vers de Peire d'Auvergne est signalée comme ayant été composée au Pueg-Verd.

Assiégé durant trois jours en novembre 1210, le château appartient alors à Bernard de Congost qui réussit à s’enfuir. Il devait mourir à Montségur en 1232 et sa fille Saissa de Congost le 16 mars 1244.

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