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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:22

Ariege.gifLe bonheur, c'est d'aller voler au-dessus des Pyrénées, même en hiver. Celui d'avoir pu voler dans un planeur comme un vrai baquet de Formule 1. Casque sur les oreilles et lunettes de soleil sur les yeux, imaginez-vous à demi allongé, corps ceinturé et jambes repliées avec juste le manche au milieu.

Notre grand albatros de 273 kg n’attend plus qu’à s’arracher du tarmac de l’aérodrome d’Antichan à Saint-Girons (Ariège). Le vélivole laisse tourner le moteur au maximum, à 100 km/h. Nous prenons de l’altitude grâce à une ascension en spirale. Puis entre le Mont Valier et le Maubermé, à 12 000 pieds (3500 m), « Moteur rentré ». Là, avec juste le souffle du vent, on se retrouve à flotter au niveau des rapaces, les Pyrénées étalent le galbe interminable de son échine, du Canigou au Vignemale, ses tapis de forêts, son lacis de sentiers, les grains de beauté de ses cabanes. Concentré et heureux, parfois incliné jusqu’à 50°, le vélivole appuie sur le palonnier (les deux pédales de direction) débute sa danse avec les courants ascendants, en traquant des lambeaux de terrain dégagés. Le planeur virevolte et cherche ce que les nuages peuvent donner. Le ciel est à nous. Le temps n’existe plus. Bug.gif

L'autre vraie balade, c'était avec Jean-Christophe, un de ces derniers matins d'hiver. Cette fois, dans un petit coucou au départ de l'aérodreme de Lasbordes à Toulouse, direction Montségur. Plus nous prenons de l'altitude, plus, l'horizon s'élargit. Plus les éléments deviennent des jouets de dinette. Plus les Pyrénées prennent de l'ampleur. Le pech de Bugarach qui venait de faire parler de lui sortait de la nuée et de la barrière crénelée.

Sensation d'être en montagne, d'être heureux au-dessus de tout.

avion1.gif

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:49

image.jpegBufoFretGOB1208-copie-1.jpgIl paraît que c'est là qu'il faut être le 21 décembre 2012, date de la fin du monde du calendrier Maya, même si finalement les Mayas se seraient trompés. 

Avec le photographe spéléo Christophe Levillain (photos ci-dessous) et le spéléologue Christophe Bès, du Spéléo Corbières-Minervois, nous sommes allés explorer les entrailles du Pech de Bugarach, pendant toute une journée, afin d'aller à la rencontre des extraterrestres dans "le hangar à ovnis", comme est surnommé le plus haut sommet des Corbières (Aude). Appelé aussi la montagne renversée ou la montagnes aux sorcières. Le site est fabuleux, grandiose. Cette Rencontre du Troisième Type, je la raconte dans le dernier Pyrénées magazine (novembre-décembre 2012). Il a fallu traverser boyaux, cheminée, faille...

BufoFretGB1213.jpgBufoFretGOB1213.jpg

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 16:55

Président du club d’orientation à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) “Equidistance”, Jean-Pierre Maillen vient d’inventer un outil pour localisation sur carte IGN à partir d'une coordonnée GPS. Son nom : le Tela.

“Cette appellation répond à la question toute simple : T’es là ?”, explique l’inventeur béarnais. L’outil se présente sous la forme d’un carré de plastique souple transparent avec des graduations millimétriques et d’un petit trou en haut à droite. Il permet de trouver facilement sa position à partir de la coordonnée UTM de son GPS et de sa carte IGN au 1 : 25 000e.

“Le report de la coordonnée GPS sur la carte permet de savoir où on se trouve sur le terrain, à six mètres près ! On peut déterminer n’importe quel point GPS, souligne Jean-Pierre Maillen. L’idée de créer un tel outil est née afin d’aider un groupe de randonneurs de Pau qui se préparaient à la traversée des Pyrénées. Ils voulaient un topo d’orientation en milieu hostile par temps de brouillard ou de nuit, avec juste une lecture de carte et une boussole. Je me suis alors intéressé au GPS et j’ai créé cet outil que j’ai proposé à l’IGN, l’institut national de l’information géographique et forestière. L’IGN a été tout de suite intéressé”.

Pour commercialiser le Tela, Jean-Pierre Maillen a lancé sa société Ligne d’Arrêt. Pour en savoir plus : http://actu-loisirs.ign.fr/?p=3503tela.jpg

Ligne d'Arrêt, tél : 05 59 39 40 13.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:23

Le site du refuge du Maupas se trouve au niveau de la plus haute chute d'eau canalisée de France : 1450 mètres de descente dans la vallée du Lys (Haute-Garonne). Les pylônes et les canalisations lui donnent une ambiance d'activité minière à 2500 mètres d'altitude.

Maupas.gif

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:19

Olivier-de-Robert"Conter, c’est prendre le temps de suivre les chemins buissonniers du rire et du rêve, ceux qui vont en mille détours des lèvres aux cœurs". Il était une fois ce conteur… Olivier de Robert.

Ce grand diable, à la voix légèrement trainante et enchanteuse, n’avait qu’une envie : nous dévoiler quelques belles histoires de fées et de cathares dans sa vallée de Saurat. Il nous a entraînés sur les chemins de la Roche Ronde et du Rocher de Carlong. Vous en saurez plus dans le hors-série de Pyrénées magazine "Balade et randos" 2013.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:17

Le 21 août 2012. Pour accompagner Céline et Loïc sur une étape du GR 10, on se retrouve sur la petite route de Montalba d'Amélie. Déjà tout un parcours à 30 à l'heureune gorge grandiose. Tout au fond respire un cours d'eau. Le Montdony attire les baigneurs au pont de Can Riubanys. Et juste avant de parvenir à Montalba, il faut remarquer l'ancien pont médiéval caché sous le dernier pont qui franchit le correc.

Perché sur un promontoire, Montalba (543 m) ouvre le bal des mas catalans du Vallespir, tout en schiste, orné notamment d'un arbre de judée. A ses côtés dorment un petit cimetière et une église. Sur l'autre versant, au mas du casot, les terrasses sont encore travaillées. Tout d'abord, faites le plein d'eau à la fontaine qui coule doucement, car le parcours n'en offre pas.

IMG 4249A ce carrefour de sentiers, au niveau de la jolie croix pattée et du panneau de balisage, il faut choisir le parcours qui part vers le sud, légèrement vers la droite. Laisser le sentier de gauche qui monte au superbe Roc de Sant Salvador (1235 m), au profil occidental ressemblant étrangement au pic du Midi d'Ossau. Notre sente s'enfonce dans la chênaie, striées de murs en pierres sèches indiquant les terrasses (feixes en catalan). Itinéraire plat, bien balisé et même cairné. Il remonte légèrement (625 m) pour offrir un point de vue sur Montalba à l'est, sur la blanche chapelle Santa Engracia au nord et sur les mas à l'ouest avant de descendre jusqu'à la D 53b (45 min).

Partir à gauche sur l'asphalte jusqu'au Moli de la Paleta (1 h 05). Le Mas de la Palette est aujourd'hui un beau gîte d'étape. C'est là qu'il faut lâcher la route pour le longer par la gauche. On parvient au bord de la rivière. La franchir par le passage sur le billots de bois. De l'autre côté, ça remonte à flanc jusqu'à retrouver l'ancien itinéraire du GR 10 au-dessus de Can Soler (703 m, 1 h 30). On passe dans une chênaie où le sentier se faufile en lacets. On entre alors dans une ancienne châtaigneraie. Après avoir traversé un correc presque à sec, on remonte jusqu'à un croisement. Là, on ira découvrir l'ancien hameau de Paracolls (870 m, 3 h). Quatre mas aux pans ruinés, mangés par le lierre et les fourrés de mûres posés sur un promontoire ouvert sur la vallée du Montdony avec en fond le Roc de Sant Salvador. C'est superbe !

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:15

IMG_3743.gifLe 10 juillet. La vraie vie, c'est ça. Après l’effort de la rando bien sûr. Pendant que faisons la sieste sur des banquettes de calcaire dans un méandre du rio Bellos, au fond du grandiose canyon d’Anisclo, juste bercés par le glougloutement intemporel de la rivière, mon regard fixe un morceau de ciel. Les nuages défilent comme si on avançait le film trop vite en panoramique. Au loin, des hordes de vautours fauves surveillent les deux parois de ces puissantes falaises.  C’est une belle journée d’été en Aragon. Tout le long de la route, de la vallée du Cinca à celle du Bellos, les familles se baignent dans les moindres trous d’eau émeraude. Les cigales et criquets font grésiller l’atmosphère. Impossible de ne pas revoir le village de Buerba, celui des "cuchareros" les fabricants de couverts en buis, autrefois à moitié en ruines et dépeuplé et aujourd'hui restauré et vivant jusqu'aux aires de battage. Plus au nord, en France, on le saura au retour, il pleut. Comme un cagot, le paysage se cache dans un brouillard à 15°C. IMG_3740.gifIMG_3766.gif

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:13

Garganta-escuain-copie-2.gifLe 9 juillet 2012. Escuain, porte du parc national Ordesa Mont Perdu. Bout du monde perdu en Haut-Aragon. Le plaisir à l’état pur de remonter un rio au fond d’une gorge sauvage, en n’ayant croisé que trois canyonistes au bout de deux heures. Sans oublier, avant, de s’être perdu sur le sentier qui monte d'Escuain à Revilla et d’être redescendu par un raccourci cairné, tenant du jeu de piste. Ténacité, pertinence et solidité pour compagnons. On se demande dans quoi on s’est engagé sur les rives du rio Yaga. Nous croisons les nurseries de tétards, de tous niveaux. Sauter de rocher en rocher. Puis les escalader. Savoir s'orienter. Traverser sur des passes entre deux grosses marmites. Sentir l’épiderme du calcaire sous ses pieds. Tous les sens en éveil jusqu'à la Fuen de Escuain. Et puis découvrir en remontant un panorama fabuleux sur les montagnes d’Aragon. La prochaine fois, on fera le Castillo Mayor, citadelle de calcaire, qui domine Escuain de 500 mètres. Car ici, le temps n'a pas de prises.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:00

IMG_3347.gifMercredi 13 juin 2012. Tout démarre au Puig del Mas, hameau qui a donné naissance à Banyuls-sur-Mer et qui abrita un temps l'atelier du sculpteur Aristide Maillol. Le sentier Walter Benjamin démarre depuis l'anonyme parking de lotissement. Jean-Pierre Bonnel nous apprend que le philosophe juif allemand qui fuyait la France en 1940 et l'arrivée des troupes nazies était accompagné de trois autres personnes. Etrangement, nous sommes également quatre, ce jour-là : notre guide, sa fille Anaïs, Isabelle et moi. Plus nous montons, plus le vignoble de Banyuls découvre toute sa beauté, ses reliefs entre ombre et lumière. A l'horizon, le temps est à la pluie. Mais on dirait qu'un bout de soleil se plait à nous suivre. A mi-parcours de la montée, Anaïs nous quitte pour aller à Port-Bou, où elle nous récupèrera. Mais alors qu'on progresse en balcon au-dessus d'une mer de garrigue, sur une partie rocailleuse du chemin, d'un seul coup, on entend quelqu'un nous rattraper. La Guardia Civil ? La Guestapo ? Le grand diable est un artiste, prénommé Sébastien Lefebvre. Il prépare une installation in situ sur Walter Benjamin pour 2013. Trop fort de se retrouver sur le terrain le même jour ! Et à nouveau, nous sommes quatre pèlerins sur ce chemin à marcher sur les traces de Walter. A croire que ça colle à la peau.

IMG_3388.gifLa tour de Querroig sera notre point culminant. En souvenir de cette journée originale nous immortalisons la rencontre. Neuf jours plus tard, nous nous faisions voler les ordis à la rédaction. Je ne réussissais pas non plus à conserver la photo de notre escalade d'un haut portail qui barrait notre passage, à la sortie d'une traversée épique et piquante du maquis, durant presqu'une heure, au-dessus du dépôt des trains de marchandises transportant des voitures.

Après un pique-nique devant la plage, nous nous avons sillonné les rues de Port-Bou à la recherche de l'âme de Walter Benjamin. Jusque dans la gigantesque gare vide où les panneaux de départs nous font rêver d’ailleurs au plus profond de l’Espagne. Comme Walter peut-être… Les quais juste surveillés par la Guardia civil pour qu’on traverse les voies. Notre voie nous emmène jusqu’à l'émouvant cimetière marin. Ce jour-là, il ne fait beau que sur nos ombres. Partout ailleurs, le ciel était depuis longtemps couvert. Ce jour-là s'écoule encore en moi avec une saveur particulièrement douce de ces journées parfaites, où l'aventure et les rencontres ne découlent sûrement pas du hasard. 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:00

Du virage de la D 14 au sud-est du village, à 470 m d’altitude, une piste part tout droit. Un panneau métallique indique : « chemin des Mathieux, cascades à 3 km ». Ce large chemin interdit à la circulation automobile longe une digue. A l’intersection, continuer tout droit, en suivant le balisage jaune, le long de l’étendue d’eau. Passage d’un gué : 15 min. Le chemin, boueux, s’élève peu à peu et se poursuit vers le sud-est, à flanc droit, avec le ruisseau de la Blanque à gauche. Sur un replat ombragé, une sente boueuse descend le long d’une rambarde en bois vers les cascades. Attention à bien se tenir.

La 2e cascade se jette dans une vasque : 45 min. On revient au niveau du chemin 2 minutes plus tard, le chemin bifurque à gauche pour traverser la Blanque à gué de nouveau. A 570 m, on traverse et referme la barrière pour gravir une pente qui rejoint la D 45 : 1 h.

A 605 m d’altitude, traverser la route, vers la gauche, un sentier fermé par une barrière métallique, balisé en jaune, s’élève dans les buis. Le chemin bifurque à droite, prend pied sur le replat d’une pelouse. On rejoint l’intersection du sentier équestre puis celui de la fenêtre : 1 h 15.

A 650 m d’altitude, un panneau indique « voie de la fenêtre » à gauche, vers le nord-est, anciennement balisé rouge et blanc. La sente devient plus raide, sous les frondaisons, puis à découvert tout droit, dès les premiers contreforts du pech. Après un large virage à droite puis à gauche, au ressaut, passage dans un petit pierrier. On parvient au pied de la cheminée des falaises à 1025 m : 2 h 15. Il faut s’aider un peu des mains. Mais c’est sans danger par temps sec. On progresse dans ce goulet pour parvenir à une première vire puis une deuxième à 1115 m. Là, on découvre un trou dans la paroi calcaire : c’est « la fenêtre ». On la contourne par la gauche : 2 h 30. Il suffit de suivre le sentier marqué dans la pierre, le long de la crête pour arriver au sommet du Bugarach à 1230 m : 2 h 45.

La redescente continue à droite, vers le nord, le long du sentier de crête. Sur un replat herbeux, il bifurque, plein ouest, dans un sous-bois de buis puis parvient à droite d’un éperon calcaire à 1060 m, laissant à gauche la Pique Grosse, pointe à 1081m. Du petit col, grosse descente en lacets dans le bois de buis. Après avoir contourné un pré entouré de fil de fer, on rejoint une piste qui parvient au col de Linas à 667 m, près de la D 14 : 4 h.

Si vous n’avez pas laissé de 2e voiture à cet endroit, il faut traverser la route pour rejoindre en face le GR de pays qui part à l’ouest, à gauche pour descendre vers Bugarach : 5 h.

 

PRATIQUE

Accès : Depuis Toulouse, prendre l’A 61 jusqu’à Bram. Puis, prendre la direction de Limoux par la D 623. À Limoux, prendre la direction de Couiza par la D 118. Au carrefour d’entrée, prendre à gauche vers Arques par la D 613 puis avant Serres, à droite, par la D 14, via Rennes-les-Bains, jusqu’à Bugarach. Depuis perpignan, prendre la D 117 jusquà Saint-Paul de Fenouillet, puis prendre à droite vers les pittoresques gorges de Calamus, Cubières-sur-Cinoble. Tourner à gauche vers le col de Linas, où on laissera une 1re voiture et une 2e au virage de Bugarach.

 

Cartographie : « Quillan » n°2347 OT (IGN, 1/25 000e)

Localisation : Bugarach, Corbières, Aude. Durée : 4 h avec 2 voitures ou 5 h A/R. Difficulté : 2 chaussures, Dénivelé :750 m.Balisage : jaune. Epoque conseillée : de mars à novembre. Equipement : bâtons, eau. 

Le topo pour monter au pic de Bugarach
Le topo pour monter au pic de Bugarach
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