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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 22:19
En souvenir de deux montagnards au Valier
En souvenir de deux montagnards au Valier

Souvenirs d'une montée au mont Valier avec Michel Sébastien et Yves Rougès, en octobre 2015 et avec Hélène, la journaliste stagiaire et le photographe François Laurens. Le soir, au refuge des Estagnous, ça chantait les Pyrénées !

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 22:16

J’ai rencontré Gao Xingjian, le prix Nobel de littérature français, à Toulouse, le 25 janvier 2008. Il venait de parrainer le concours « écrire sans frontières » à l’institut Platon. Nous nous sommes entretenus vingt minutes juste avant qu’il ne rentre sur Paris. Mon magazine « Pyrénées magazine » voulait savoir s’il connaissait l’histoire des cathares et s’il s’y était penché. Ce qui ne fut pas le cas. Je ne rédigeai donc pas d’article à son sujet, mais gardai, comme une oeuvre inaboutie, mes notes dans un tiroir, puis dans son livre « la Montagne de l’Ame » que la gardienne du refuge de Mariailles, Marie-Josée Ordronneau, allait m’offrir, par un curieux hasard et sans avoir rien demandé, quelques mois après.

Pour qui écrivez-vous ?

Quand on écrit, on est solitaire. Je fais cela sans penser aux lecteurs. Je veux dire : pas pour plaire aux gens, mais pour en avoir besoin pour soi-même. Ecrire n’est pas un métier. Le don de l’écriture, c’est se révéler. L’auteur a besoin de s’exprimer. Je n’ai commencé à publier qu’à l’âge de 38 ans, après la mort de Mao et avoir quitté la Chine, en 1979. Car en Chine très vite, j’ai été censuré. J’ai connu le camp de rééducation pendant six ans. C’était dangereux de montrer mes écrits aux gens.

En France, aller à la rencontre du lecteur devient un acte social. C’est intéressant de connaître la réaction du public au sujet de son roman : c’est très varié. J’ai toujours un public chaleureux. Cela me confirme que ce travail solitaire atteint les lecteurs. Cela montre que ce genre de littérature froide qui n’attend pas d’échos a de l’importance. Cela vaut à l’universel.

Connaissez-vous l’histoire des Cathares, ces hommes qui avaient choisi de croire en Jésus-Christ d’une autre manière que celle de l’église catholique aux XIIe et XIIIe siècles ?

Non, je ne connais pas leur histoire. Je ne suis pas croyant. J’ai un sentiment plutôt religieux. Les religions ne sont pas une oppression, sauf si elles prennent le pouvoir. A notre époque, nous avons subi la pression de la politique. Les temples m’apportent sérénité, trésor des sens et esthétisme.

Recevoir le prix Nobel, quel poids est-ce que cela a-t-il eu sur vous ?

Grâce à mon destin, je suis heureux d’avoir plusieurs vies. Ma vie en France a été bouleversée après la réception du prix Nobel en 2000. Maintenant, j’habite Paris. Je reviens rarement dans mon appartement de Bagnolet. J’ai trop d’obligations. Ce prix ne pourrait être qu’une décoration. Mon propre travail, c’est la création artistique et littéraire.

Est-ce que la marche a une valeur de réflexion et de mûrissement de la phrase comme pour Jean Giono et Julien Gracq ?

C’est vrai, la marche stimule ma réflexion. Même si ma santé ne me permet pas trop de voyages, aujourd’hui, aller dans les montagnes, quel bonheur ! Tout seul devant la nature, c’était bien. J’ai parcouru les montagnes du Tibet. Je suis entré dans des régions forestières. J’ai toujours envie de repartir en promenade. Cela me rappelle l’époque où j’ai écrit « la Montagne de l’âme ». C’est le livre d’un homme seul. J’hésité un grand nombre de fois à l’écrire. Faut-il évoquer les souvenirs de ces cauchemars-là ? Ce fut un livre nécessaire pour moi et les Chinois sur cette période de la Chine pour dépeindre les conditions existentielles des gens et la politique de la terre. Il faut être très lucide en face de cela. C’est comme montrer comment le nazisme a progressé pour gagner tout le peuple. Mon livre décrit comment il a contaminé toute la population chinoise. Beaucoup de gens étaient rééduqués afin de devenir des hommes nouveaux.

Car la paix et la liberté sont les deux grands thèmes qui vous font avancer ?

Sans pouvoir, on ne peut pas faire la guerre ou l’arrêter. Je ne crois pas que la plume d’un écrivain puisse faire changer la guerre. Je cherche des livres pour savoir comment des gens sont entraînés dans la terreur. Un écrivain doit dévoiler ce mécanisme.

C’est ce qui vous fait le plus peur ?

Le plus grand danger du XXIe siècle est le changement atmosphérique pour notre condition de vie. Si la planète continue de se réchauffer comme ça, ce sera catastrophique pour les êtres humains. En été, il y a des villes en Chine où la température atteint 45°C et où personne n’a trouvé et proposé d’alternatives. C’est le thème de ma récente exposition picturale en Allemagne : « la fin du monde ». On consomme toujours plus. On veut toujours plus de profit. Nous allons droit vers la perte de nos ressources naturelles. La première alternative est que tout le monde roule à bicyclette. Il faut penser : est-ce que la voiture est toujours nécessaire pour se déplacer ? Et il faut réorganiser les cités en fonction des transports en commun.

Propos recueillis par Patrice Teisseire-Dufour

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 10:49
Nouveau topo guide : 26 balades dans l’Hérault

Géographe et cartographe, Patrick Mérienne propose 26 balades dans tout le département de l’Hérault, du Cirque de Navacelles à Avène.

Si les classiques sont là, comme le pic Saint-Loup, le massif du Caroux et le cirque de Mourèze, on pourra se régaler de patrimoine avec la cathédrale de Maguelone posé sur un bout de rivage à côté de Palavas, l’oppidum d’Ensérune qui domine l’étang de Montady, la cité de Minerve à la pointe de deux gorges.

Mais on s'enrichira aussi de paysages surprenants comme le lac de Salagou, le marais de Méjean, le ravin des Arcs, canyon miniature, les gorges d’Héric…

Certains secteurs sont très riches comme le Caroux avec 4 balades, autour d’Octon avec 3 balades et Saint-Guilhem le Désert avec 3 balades.

Pratique pour son petit format, qu’on peut glisser dans une poche ou dans un sac à dos, le guide offre aussi une carte détaillée à chaque balade, des informations, notamment toute une présentation historique de l’histoire et des paysages héraultais.

L’Hérault, Patrick Mérienne, coll. Balades, Ouest-France, 9, 90 €.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:36
Rencontres autour des livres de voyage à la médiathèque de Mauléon samedi 18 février

La médiathèque de Mauléon-Licharre, au Pays basque, (Pyrénées-Atlanqtiques) organise des Rencontres autour des livres, samedi 18 février, de 10 h à 18 h. Cette année, ce sera “le voyage et les liens avec le récit, le documentaire, le film”, en présence d'auteurs et écrivaines.

Depuis quelques années, Mauléon-Licharre consacre des journées à la célébration des livres, des auteurs et des lecteurs. Les échanges autour d’une table ronde sont l’occasion de découvrir des problématiques autour de l’écriture. Cette année, ce sera le voyage et les liens avec le récit, le documentaire, le film. Comment transcrire les expériences du voyage ? Quelles difficultés, quels enjeux, quels messages pour l’écrivain voyageur ? Les auteurs et écrivaines présents apporteront des réponses riches et passionnantes à ces nombreuses questions.


Dès 10 h, parole sera donnée aux auteurs avec présentation de leur travail et de leurs dernières publications :

Cathy Constant Elissagaray pour « Parcours naturalistes en Pays basque » (livre), Patrice Teisseire-Dufour, journaliste à Pyrénées magazine
pour pour « Raconte-moi les Pyrénées », « Randonnées dans les Pyrénées » et peut-être ses tous derniers « récits hauts perchés » aux éditions Gypaète, Yves Cossic, poète, auteur de l’article « Retour du Chiapas autonome ou l’envers du retour d’André Gide d’URSS et du Congo » dans le n°7 de la revue Hau, Philippe Bichon, originaux de ses carnets de voyage, croquis et dessins ; Gilles Rivière pour « Ina, nere ama Afrikarra » (conte pour enfants); Elsa Oliarj pour « Dans leur jeunesse, il y a du passé » (documentaire vidéo) ; Myriam Ayçaguer pour « Ni nüzü » (documentaire sonore).

 

11 h 30 : Diffusion du documentaire sonore « Ni nüzü » à la Maison du Patrimoine : variations sonores et poétiques sur les maisons de

Soule, leur nom et l’intimité de leur quotidien.

12 h 15 : Echanges avec la réalisatrice Myriam Ayçaguer.

14 h 30 : Lancement d’un concours de nouvelles à la Médiathèque par les éditions Astobelarra qui vous en dévoilera les formalités.

15h : Table ronde « Ecritures nomades, voyages immobiles » animée par Peio Cachenaut, avec les auteurs présents.

16h30 : Goûter musical aux saveurs orientales avec un joueur d’oud.

 

Venez rencontrer les intervenants à leur table de présentation d’ouvrages, où vous pourrez aussi, si vous le souhaitez, acquérir et faire dédicacer leurs livres. Rendez-vous à la médiathèque, 14 rue des Frères Barrenne - 64130 Mauléon-Licharre.
Tél. : 05 59 28 78 88 - www.mauleon-licharre.fr

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:12
Nouveauté livre : Une autre histoire d’Occitanie et des Pyrénées

L’histoire mondiale de la France est le livre événement, paru en janvier 2017. Il crée l’événement, non par l’épaisseur de ses 500 pages, mais par son traitement.

Réconciliant démarche critique et narration entraînante, cet ouvrage revisite les lieux de mémoire du récit national, dépaysant et élargissant notre histoire, grâce à un collectif très ouvert d’historiennes et d’historiens, sous la houlette de Patrick Boucheron.

“Osera-t-on, explique-t-il, pour finir, avouer ce qui, le plus souvent, a guidé nos choix ? Ce fut le principe de plaisir. Non par volonté de bâtir une histoire heureuse. (…) Nous espérons seulement qu’un peu de ce plaisir que l’on éprouve à se créer des surprises, à se faire confiance, à échafauder ensemble un texte commun, à travailler pour ne pas trop décevoir mutuellement, saura ici se montrer communicatif”.

L’ouvrage comporte 146 dates placées de façon chronologique, de la grotte Chauvet aux événements de 2015, uniquement pour soutenir le récit exhaustif d’une histoire mondiale de la France. “Attirant l’attention sur des événements, elles valorisent inévitablement une lecture politique et culturelle, négligeant sans doute les évolutions de plus longue durée affectant l’histoire des sociétés dans leur dimension économique, mais aussi environnementale”, précise Patrick Boucheron. Alors nous avons picoré au passage les dates qui intéressent l’histoire de l’Occitanie et des Pyrénées.

La première date est celle de 12 000 avant J.-C. pour évoquer la grotte de Niaux (Ariège), mais surtout les galets du Mas d’Azil (Ariège), gravés ou ocrés de points et de lignes : sont-ils les traces d’une révolution idéologique au bout du monde eurasiatique ? interroge Boris Valentin.

Deuxième date : 1159 la guerre pour Toulouse, de Hélène Débax. Prélude à la croisade des albigeois, cette guerre entre le comte de Toulouse et le souverain Plantagenet mit fin aux ambitions aragonaises au nord des Pyrénées et établit la domination capétienne sur le Midi. Etrange car on aurait pensé que c’est Simon de Montfort à la bataille de Muret de 1213 puis le traité de Meaux de 1229 qui mirent fin à ces ambitions. Ce que confirme Pierre Monnet dans la troisième date : 1214 Bouvines : “Un an avant Bouvines, à Muret près de Toulouse, le 23 (c’est le 12, NDRL) septembre 1213, les alliés de Philippe II défont Pierre d’Aragon, stoppent en quelque sorte l’expansion catalane au nord des Pyrénées et placent le Toulousain, le Bas-Languedoc et la Provence dans l’orbite du royaume capétien”.

On lira aussi avec attention 1247 une histoire d’eau : avec celle de l’assèchement de l’étang de Montady entre Béziers et Narbonne par Jean-Loup Abbé. Témoignage de la croissance agraire et de la science hydraulique et cadastrale des habitants du Bas-Languedoc.

Et aussi 1446 : un esclave noir à Pamiers de Hélène Débax. Un procès révèle la condition de cet esclave domestique caractéristique des villes méridionales et des cours princières.

Cet ouvrage passionnant qui regorge d’histoires étonnantes dans l’histoire s’appuie souvent sur une kyrielle d’événements clés qui se jouèrent à Paris, de 511 jusqu’à 2015. Ce qui serait finalement intéressant serait de connaître une autre histoire de… l’Occitanie.

 

Histoire mondiale de la France, Seuil, sous la direction de Patrick Boucheron, coordination Nicolas Delalande, Florian Mazel, Yann Potin, Pierre Singaravélou , 29 €.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:35

Il est blanc, léger et fondant en bouche. Il est aussi riche en fibres et protéines. Le haricot tarbais, joyau des Hautes-Pyrénées dès 1838 avait carrément disparu dans les années cinquante à cause des maïs hybrides. Depuis la relance de sa culture en 1986, cet haricot plus digeste que les autres, sans gluten et à la valeur énergétique faible recouvre ses lettres de noblesse.

Lundi 30 janvier, au lycée hôtelier de Toulouse, l’association interprofessionelle du Haricot tarbais a demandé à sept chefs d’Occitanie de revisiter la recette emblématique du Sud-Ouest : le cassoulet aux haricots tarbais. Le plat phare de la région, qui doit faire sept croûtes, a été façonné avec beaucoup d’inventivités.

Un menu délicieux se composait ainsi : crème de cassoulet aux haricots tarbais par les lycéens de seconde année de Baccalauréat professionnel cuisine.

Cassoulet de haricots tarbais à la lotte et au safran du Quercy, par Maïté Bonaventure, productrice à Laffitole (65),

cassoulet Terre-Mer, par Karl Burgaud et Marceau Falcou, traiteur à Toulouse,

déclinaisons de cassoulet aux haricots tarbais et porc noir de Bigorre par Xavier Spadiliero, chef du Réverbère à Vic-Bigorre (65),

cassoulet de veau, grain de soie et haricots tarbais par Thierry Merville, chef étoilé à la table des Merville à Castanet-Tolosan,

cassoulet traditionnel par Bernard Aymès, chef de l’hôtel-restaurant du Midi à Revel (31), et cassoulet végétarien par Alexandra Armanelli, blogueuse tarbaise de My girly Popotte.

Le déjeuner était organisé par l’Irqualim, (institut régional de la qualité agroalimentaire) pour promouvoir le haricot tarbais produit IGP (indication géographique protégée) et label rouge. Une réussite pour montrer la déclinaison du haricot tarbais qui ne s’éclate pas à la cuisson, qui ne s’écrase pas en purée dans l’assiette et qui peut se déguster tout au long de l’année de manière plus légère.

Patrice Teisseire-Dufour

Pour en savoir plus : Coopérative du Haricot tarbais, zone de Bastillac Nord, tarbes. www.haricot-tarbais.com

www.youtube.com/user/leharicottarbais

Le haricot tarbais à l’honneur
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 12:35
Le guide des Baignades sauvages en France

Voilà le guide indispensable à mettre dans son baluchon dès les premières chaleurs de l’été pour aller se baigner dans les plus beaux lacs, rivières, cascades et piscines naturelles  de France. Baignades sauvages France propose 400 lieux magiques.

Evidemment on est allé regarder ce que l’auteur, Daniel Start, propose dans notre Sud dans les quatorze chapitres de l’ouvrage. Chaque chapitre s’ouvre sur la carte de baignades. Dans celui de Corbières et Roussillon, sept coins de baignades sont révélés : la plage de Ribaute, les gorges du Terminet, le Moulin de Ribaute à Duilhac dans les Corbières qui sont des superbes coins, parfois un peu trop fréquentés en été. Le parking du Moulin de Ribaute est même devenu payant depuis trois ans pour réguler l’accès, éviter les squatteurs et que les baigneurs ramènent leurs déchets.

Le gouffre de l’œil Doux dans la Clape, cité aussi, est un endroit dangereux où il est désormais interdit de se baigner et surtout de plonger. L'ouvrage est paru en 2013. Voilà peut-être la raison. Les Gorges du Gouleyrous à Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales, ont aussi été interdites à la fréquentation. Dans ce secteur, il reste les gorges du Llech, avec une série de sept cascades en lacets, mais attention les gorges sont le spot de canyoning le plus prisé du secteur. Une zone également accidentogène. Heureusement dès le début du livre, l’auteur donne dix conseils pour se baigner en sécurité, notamment en évitant les montées soudaines des eaux de barrage et les gorges étroites par temps d’orage, ne pas nagez en milieu de journée, ne pas sauter sans vérifications, portez des chaussures adéquates…

Les gorges de Galamus sont plus tranquilles, mais fréquentées au cœur de l’été et parcourues par des groupes de canyonistes.

Côté sources d’eaux chaudes, on ira découvrir celle de Rennes-les-Bains, dans l’Aude ou celle de Prats-Balaguer, mais qui trop connue de nos jours. Le site aurait besoin aussi d'un parking réglementé payant pour éviter les squatteurs. Heureusement, l’auteur ne connaît pas ou ne distille pas d'autres bons coins de baignades d’eau chaude.

Dans le chapitre des Pyrénées, Daniel Start invite à goûter aux gorges de Kakuetta au Pays basque, aux lacs d’Ayous, au lac d’Estaing dans le Val d’Azun, aux Laquettes et aux lacs du Bastan dans le Néouvielle, et enfin aux cascades de l’Artigue dans le Vicdessos en Ariège. Lieux spectaculaires mais qui restent des bassins facilement identifiables et surtout qui offrent des eaux assez fraîches. Il existe quantité d’autres petits lacs superbes, aux eaux turquoise, qui valent bien une visite.

D’après moi, pour leur ambiance sauvage et intime, les Corbières s'avèrent être le site idéal de baignades sauvages au même titre de certains coins du Languedoc, d’Ardèche (qui offre un fort chapitre), des Cévennes, Vaucluse et Haute-Provence… D’ailleurs, l’auteur ne s’y trompe pas en créant une deuxième table des matières avec d’autres thématiques comme par exemple : cascades, idéal pour les enfants, canoë et bateau, baignades naturistes, sauter, camping sauvage, bassins bleus, canyons, arches et formations...

L’ouvrage est pratique car il propose bien sûr l’itinéraire de chaque lieu de baignade. Et surtout son atout est d’être illustré de très belles photos, chaudes et sensuelles et de tous formats.

Daniel Start, Ouest France, 20 €.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 12:20
Des gorges de la Save au château de Lespugue
Des gorges de la Save au château de Lespugue
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Des gorges de la Save au château de Lespugue
Des gorges de la Save au château de Lespugue
Des gorges de la Save au château de Lespugue
Des gorges de la Save au château de Lespugue
Des gorges de la Save au château de Lespugue
Des gorges de la Save au château de Lespugue

J'aime le Comminges des gorges de la Save, territoire riche de la préhistoire, où Aurignac a même donné son nom à la période du paléolithique supérieur : l'aurignacien. Ces gorges traversées par la petite D 9 sont aujourd'hui fermées à la voiture. Et c'est très bien comme ça. Sous les tapis de feuilles mortes git encore le ruban d'asphalte. Grottes, failles, rochers taillés comme des figures fabriquent toute une ambiance dans les couleurs bigarrées de l'automne. Reste encore les panneaux pour indiquer le sens de circulation. On ne sait jamais, si la foule des randonneurs et des cyclistes envahissaient cette gorge discrète. 

Il faut ensuite monter à Lespugue, célèbre pour sa statuette d'une Vénus de 25 000 ans environ, trouvée dans la grotte des Rideaux et conservée au musée de l'Homme à Paris.

Là, on découvre les ruines de son puissant château qui se dresse encore en aplomb des gorges. On peut encore observer une belle fenêtre à meneau à deux petits arcs trilobés de la fin du XIIIe siècle. Château de la belle au bois dormant caché par un sous-bois de superbes chênes centenaires. De là, un sentier part en corniche, dans le bois, au-dessus du précipice d'une trentaine de mètres et passe au-dessus d'un gouffre. 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:25
La drôle de cabine à Cazeneuve-Montaut
La drôle de cabine à Cazeneuve-Montaut
La drôle de cabine à Cazeneuve-Montaut

Cazeneuve-Montaut est un tout petit village du Comminges en Haute-Garonne, à deux pas sous Aurignac. Mais il est fier de posséder sa médiathèque, enfin sa cabine à livres ou verbothèque. On peut y échanger ou déposer son roman favori ou ses vieux bouquins. 

Attention, on ne peut y entrer à plus de deux. Raccrochez le combiné quand vous avez fini. 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 19:03
Nouveau livre sur la naissance de l’écriture: Le Roc et le Signe

Marcher, respirer, il y avait un lien organique, obscur, subtil entre la marche à pied et la quête des pétroglyphes. Une concordance qui me renvoyait aux temps lointains des origines. Marcher, c’était sans doute une manière de me souvenir d’un lien ancestral très lointain. Une façon de rembourser une dette immémoriale”.

Le Palois Pierre Minvielle raconte comment ses passions : exploration et archéologie ont marqué sa vie, toujours à la recherche de l’écriture de l’homme. Pour cela, en trois parties progressives : la figure, le schéma, la lettre, il nous entraîne à travers ses découvertes, toujours avec sa verve de conteur, délayant au passage savoirs et connaissances.

Les amoureux de l’art rupestre et de l’égyptologie seront comblés. On fait un tour dans la grotte Chauvet. Il nous explique les mains de Gargas. Il évoque ses souvenirs dans les gorges du rio Vero, en Aragon, à la poursuite de l’art lévantin, mais aussi à Arudy en Béarn ou à Pech Merle dans le Quercy… jusqu’à comprendre l’évolution des dessins sur les parois des cavernes.

Un cheval s’y résumait à une longue virgule horizontale”. On était dans la représentation du signe. Pierre Minvielle explique : “Si la force de l’imaginaire découle de l’élan créateur du Signe, la force du Signe, à son tour, est génératrice d’imaginaire”.

Et on voyage même jusqu’au Pérou pour comprendre la signification des nazca, les géoglyphes, les grandes figures qui se voient bien du ciel. Un parcours original pour suivre les différentes étapes de l’invention de l’écriture alphabétique.

Le Roc et le Signe, Pierre Minvielle, L’Harmattan, 130 p., 14, 50 €.

 

 

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